903 avsnitt
- Pour découvrir mon nouveau podcast Un mot par jour:
Apple Podcasts
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/un-mot-par-jour/id1492034665
Spotify
https://open.spotify.com/show/5RVUWD1KGZwPImvngT6q51?si=2cca2533485c4925
---------------------
Vous pensez voir le monde tel qu'il est, à l'instant précis où vous le regardez ? Pas tout à fait ! Des neuroscientifiques ont découvert que notre cerveau utilise constamment les images des secondes précédentes pour construire ce que nous percevons. Et cette influence du passé peut remonter jusqu'à 15 secondes !
Cette découverte a été publiée en janvier 2022 dans la revue scientifique Science Advances, par deux chercheurs des universités d'Aberdeen et de Californie à Berkeley.
Mais pourquoi notre cerveau fonctionnerait-il ainsi ?
Pour le comprendre, il faut savoir que nos yeux transmettent en permanence une quantité considérable d'informations. Or, ces images changent constamment : nous bougeons la tête, clignons des yeux, déplaçons notre regard, tandis que les objets autour de nous se déplacent également.
Si notre cerveau traitait chaque image indépendamment, notre perception serait beaucoup plus instable.
Il utilise donc une astuce : il mélange les informations visuelles présentes avec celles qu'il a reçues quelques instants auparavant.
Les scientifiques appellent ce mécanisme la « dépendance sérielle perceptive ».
Pour démontrer son existence, les chercheurs ont réalisé une expérience étonnante.
Ils ont montré à des volontaires une vidéo présentant un visage qui vieillissait progressivement. La transformation était suffisamment lente pour passer presque inaperçue.
À la fin, les participants devaient estimer l'âge du visage.
Résultat : ils le jugeaient environ cinq ans plus jeune que les personnes auxquelles on montrait directement l'image finale !
Autrement dit, leur cerveau restait influencé par les visages plus jeunes observés précédemment.
Les chercheurs ont également démontré que cette influence pouvait persister jusqu'à 15 secondes.
Mais attention, cela ne signifie pas que nous voyons systématiquement le monde avec 15 secondes de retard. Nous pouvons parfaitement détecter immédiatement un mouvement brusque ou un danger.
En réalité, notre cerveau utilise les informations récentes pour stabiliser certaines caractéristiques de ce que nous regardons.
Pourquoi est-ce avantageux ?
Parce que notre environnement est généralement stable. Une table ne change pas de forme à chaque seconde, pas plus qu'un visage ne change constamment d'apparence.
En s'appuyant sur le passé, le cerveau évite donc de recalculer entièrement chaque perception. Il économise des ressources et nous offre une expérience visuelle plus fluide.
Mais cette stratégie possède un inconvénient : elle peut nous empêcher de remarquer certaines transformations progressives.
Finalement, notre perception n'est pas une photographie instantanée de la réalité. C'est une reconstruction permanente, dans laquelle le passé influence ce que nous croyons voir au présent.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Cette idée étonnante est au cœur d'une étude scientifique rendue publique en juin 2026 par une équipe américaine dirigée par le chercheur Sami Kanaan.
Pour comprendre cette découverte, il faut d'abord expliquer un phénomène appelé microchimérisme.
Pendant la grossesse, le placenta permet des échanges entre la mère et le fœtus. Mais ces échanges ne concernent pas uniquement l'oxygène et les nutriments : des cellules vivantes peuvent également traverser cette barrière, dans les deux sens.
Ainsi, certaines cellules de la mère pénètrent dans l'organisme de son enfant. Et inversement, certaines cellules du bébé s'installent dans celui de sa mère.
Le plus surprenant, c'est que ces cellules étrangères peuvent survivre pendant des décennies.
Mais peuvent-elles réellement atteindre le cerveau ?
Pour le vérifier, les chercheurs ont analysé des échantillons cérébraux prélevés chez des enfants et adolescents opérés pour une épilepsie sévère.
Ils ont recherché des signatures génétiques appartenant à leur mère, mais différentes de celles de l'enfant.
Le résultat est spectaculaire : des traces de cellules maternelles ont été détectées chez 70 % des 37 enfants étudiés.
Ces cellules étaient présentes dans plusieurs régions cérébrales, notamment l'hippocampe, qui intervient dans la mémoire, et les lobes frontaux, impliqués dans les fonctions intellectuelles.
Leur quantité était généralement minuscule : en moyenne, environ deux cellules maternelles pour 100 000 cellules cérébrales.
Mais leur présence soulève une question fascinante : à quoi servent-elles ?
Les analyses suggèrent que certaines peuvent acquérir les caractéristiques de neurones ou de cellules chargées de protéger et d'entretenir le cerveau.
D'ailleurs, des expériences réalisées chez la souris avaient déjà montré que des cellules maternelles participaient au développement des circuits cérébraux.
Chez l'être humain, cependant, leur fonction exacte reste inconnue. Rien ne prouve qu'elles influencent nos souvenirs, nos émotions ou notre personnalité.
Les chercheurs ont également identifié des cellules génétiquement distinctes dans des cerveaux d'adultes âgés, suggérant que ce phénomène pourrait persister toute la vie.
Il faut néanmoins rester prudent : l'étude de 2026 est encore une prépublication, qui n'a pas été évaluée par d'autres scientifiques.
Mais elle ouvre une perspective extraordinaire : notre cerveau ne serait pas exclusivement constitué de cellules possédant notre propre patrimoine génétique.
Une petite partie pourrait provenir directement de notre mère, bien avant notre naissance.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Avez-vous déjà remarqué que, lorsque vous partez en voyage, l’aller vous semble toujours plus long que le retour ? Pourtant, en termes de distance et de durée, les deux trajets sont souvent identiques. Alors, pourquoi notre cerveau nous joue-t-il ce tour étrange ? Les neurosciences ont plusieurs éléments de réponse à cette curieuse perception du temps. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
- Pour notre cerveau, le corps n’est pas quelque chose de totalement figé. Il possède une capacité étonnante appelée « plasticité cérébrale » : il peut modifier sa représentation du corps en fonction de ce qu’il voit, ressent et expérimente. Et selon une étude récente menée par des chercheurs chinois et publiée dans la revue Cell Reports, cette adaptation peut aller beaucoup plus loin qu’on ne l’imaginait.
La question paraît absurde : notre cerveau peut-il adopter… des ailes ?
Pour tester cette idée, les chercheurs ont plongé 25 volontaires dans un environnement de réalité virtuelle. Dans cet univers numérique, leurs bras étaient remplacés par de grandes ailes. Les participants devaient apprendre à voler en battant des ailes, traverser des anneaux suspendus dans les airs et manipuler des objets en plein vol.
Ce qui est fascinant, c’est que les scientifiques ont observé leur cerveau grâce à l’IRM fonctionnelle avant et après l’expérience. Les résultats montrent que certaines régions cérébrales ont commencé à traiter ces ailes virtuelles comme si elles faisaient partie du corps réel.
Plus précisément, le cortex occipito-temporal, une zone impliquée dans la reconnaissance des parties du corps, a modifié son activité. Les schémas neuronaux associés aux ailes sont devenus de plus en plus proches de ceux normalement associés aux bras humains. Autrement dit, le cerveau a commencé à intégrer ces appendices artificiels dans sa carte mentale du corps.
Et c’est là que l’étude devient spectaculaire : cette transformation ne prend pas des mois ni des années. Les chercheurs rapportent que quelques heures seulement d'entraînement réparties sur quatre sessions ont suffi pour produire ces changements mesurables dans le cerveau.
Attention toutefois : cela ne signifie pas que les participants croyaient réellement posséder des ailes. Les chercheurs restent prudents. Ils ne disent pas que le cerveau a remplacé les bras par des ailes. Ils expliquent plutôt que la frontière entre le corps et l’outil virtuel est devenue plus floue. Les ailes n’étaient plus perçues comme un simple objet extérieur, mais comme une extension du corps.
Cette découverte s’inscrit dans une longue série d’expériences montrant que le cerveau peut intégrer des prothèses, des membres artificiels ou même des avatars numériques dans sa représentation corporelle. Mais ici, il ne s'agit plus d'un bras mécanique ou d'une main artificielle : il s'agit d'un organe totalement imaginaire que l'être humain n'a jamais possédé au cours de son évolution.
Cette recherche ouvre des perspectives fascinantes pour la médecine, la rééducation ou encore les technologies immersives. Elle montre surtout une chose : notre cerveau est beaucoup moins rigide qu’on ne le pense. Si vous lui donnez suffisamment de signaux cohérents, il peut commencer à considérer comme une partie de vous quelque chose qui n’a jamais existé dans votre corps.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Fler podcasts i Vetenskap
Trendiga poddar i Vetenskap
Om Choses à Savoir CERVEAU
Pour tout comprendre, jour après jour, sur le fonctionnement du cerveau. Textes de Christophe Rodo, neuroscientifique, jusqu’en septembre 2024. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Podcast-webbplatsLyssna på Choses à Savoir CERVEAU, Idéer som förändrar världen och många andra poddar från världens alla hörn med radio.se-appen

Hämta den kostnadsfria radio.se-appen
- Bokmärk stationer och podcasts
- Strömma via Wi-Fi eller Bluetooth
- Stödjer Carplay & Android Auto
- Många andra appfunktioner
Hämta den kostnadsfria radio.se-appen
- Bokmärk stationer och podcasts
- Strömma via Wi-Fi eller Bluetooth
- Stödjer Carplay & Android Auto
- Många andra appfunktioner


Choses à Savoir CERVEAU
Skanna koden,
ladda ner appen,
börja lyssna.
ladda ner appen,
börja lyssna.
Choses à Savoir CERVEAU: Poddsändningar i Familj








































