
Aïda Tavakoli - Iran: le régime a-t-il brisé la révolte?
2026-1-17 | 11 min.
C dans l’air l'invitée du 16 janvier 2026 avec Aïda Tavakoli, doctorante franco-iranienne et présidente et co-fondatrice de l’association We Are Iranian Students.Depuis le début du mouvement le 28 décembre, la répression des manifestations en Iran aurait déjà fait 12 000 morts, selon l'estimation du média Iran International, 3428 selon l'ONG Iran Human Rights. Une ampleur qui semble inédite et une violence apparemment sans précédent : tirs à balles réelles dans la foule, corps qui s'amoncellent dans les rues, exécutions dans les hôpitaux... Le régime des mollahs va jusqu'à faire payer les familles qui veulent récupérer les corps de leurs proches défunts. La situation en Iran est difficile à documenter : les récits d'opposants et les images se font rares à cause du black-out imposé par les autorités iraniennes afin de limiter la circulation d'informations. "Cette perturbation figure parmi les plus longues jamais enregistrées", a précisé hier soir l’ONG NetBlocks.Face à cette situation, la réaction américaine se fait attendre. La porte-parole de la Maison Blanche affirme que "toute les options" restent sur la table et assure que l'Iran a renoncé à 800 exécutions de manifestants. Elle a également ajouté que Donald Trump avait menacé Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression des manifestations continuait. "Nous avons été informés par des sources très importantes de l’autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a toutefois précisé hier le président américain. Si une intervention américaine suscite l'espoir chez certains manifestants iraniens, elle inquiète les Etats arabes, qui craignent que des frappes contre l'Iran n'entraînent un conflit régional plus vaste. Le Premier ministre israélien a quant à lui demandé à Donald Trump de "reporter tout projet d'attque militaire américaine contre l'Iran". Alors que l'avenir d'Ali Khamenei vacille, celui de Reza Pahlavi semble s'eclarcir. Mais le fils du shah peut-il vraiment représenter une alternative si le régime venait à tomber ? Enfin, reste à savoir quel rôle peut et doit jouer le reste de la communauté internationale, qui peine à se faire entendre. En témoigne la tribune dans Libération du photographe iranien Reza, qui exhorte Emmanuel Macron à agir.

Soldats français au Groenland, que va faire trump? - Vos questions sms -
2026-1-16 | 4 min.
C dans l’air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

Soldats français au Groenland, que va faire trump? - L'intégrale -
2026-1-16 | 1 h 2 min.
C dans l’air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n’avait « aucun impact sur l’objectif d’acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d’une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d’une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l’Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l’opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l’île et d’affirmer l’ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d’ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu’il prendra le contrôle du Groenland « d’une manière ou d’une autre ». Il soutient également que le Danemark n’est « pas capable » d’assurer la sécurité de l’île, qu’il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d’Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu’il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l’Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l’augmentation de la présence militaire de l’Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d’une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d’échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l’île, comme l’affirme Donald Trump ? Jusqu’où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l’obtenir ? Quel avenir pour l’Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

Camille Grand - Groenland: l'OTAN joue sa survie
2026-1-16 | 11 min.
C dans l’air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l’ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l’aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes. Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.

Groenland : l'Europe envoie des troupes - Vos questions sms -
2026-1-15 | 5 min.
C dans l’air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupesNos experts :- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP



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