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    Disparition de Moussa Kaka au Niger: «Absolument rien ne justifie son arrestation»

    2026-10-01
    Au Niger, le journaliste Moussa Kaka a disparu depuis le 31 août. Le Sénégalais Alioune Tine, qui a été un expert de l'ONU pour les droits de l'homme, regrette ce qu'il appelle « la totale indifférence de la communauté africaine et internationale » à l'égard de cette « disparition forcée ». Et il en appelle à la mobilisation de l'opinion africaine et des organisations qui la représentent. Fondateur d'Afrikajom, un groupe de réflexion sur la démocratie et la sécurité en Afrique, Alioune Tine répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
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    Burkina Faso: «Ce n'est pas en bâillonnant son propre peuple qu'on le libère»

    2026-09-30
    Le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré lançait un putsch à Ouagadougou, pour en finir avec l'insurrection des groupes jihadistes qui occupaient près de la moitié du territoire du Burkina Faso. Quel est le bilan de son action à la tête du pays ? Inoussa Ouédraogo, qui vit aujourd'hui en exil, a été le directeur de publication de l'hebdomadaire Bendré et présidé la Société des éditeurs de la presse privée du Burkina Faso.
    RFI : Quand le capitaine Traoré affirme « La démocratie, ce n'est pas pour nous les Burkinabè », est-ce qu'il est dans la provocation ou est-ce qu'il le pense vraiment ?
    Inoussa Ouédraogo : Oh, disons que je ne sais pas. Provocation ou conviction, peu importe. Il est arrivé par les armes. En démocratie, il n'aurait jamais eu le pouvoir. Seule la dictature lui permet de rester le seul à tenir le micro et à décider seul de l'avenir de 25 millions de personnes. Il veut un pays sans contrepouvoir, où l'on peut disparaître pour un oui ou pour un non. Et dans une démocratie, il ne peut pas obtenir cela.
    Alors pour le capitaine Traoré, démocratie va avec révolution. Il affirme qu'il est le successeur du capitaine Sankara et qu'il reprend son œuvre révolutionnaire fondée sur le souverainisme. Est-ce qu'il n'y a pas, en effet, des points communs entre les deux officiers aux bérets rouges ?
    Dans la forme oui. Deux capitaines de 34 ans arrivés tous les deux par coup d'Etat. Sur le fond, malheureusement, tout semble les opposer. Sankara, sa révolution se voulait d'abord démocratique et populaire. Sankara, c'était l'humilité, le débat, la transparence. Ibrahim Traoré, c'est le silence, c'est l'opacité totale. Sankara disait « Malheur à qui bâillonne le peuple ». Aujourd'hui, tout le monde sait qui bâillonne le peuple burkinabè.
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    Les quatre premières années du régime du capitaine Traoré sont marquées par de nombreuses mesures répressives. Mais le régime affirme que cela est justifié par la lutte contre le péril jihadiste. Qu'est-ce que vous en pensez ?
    Non, je pense que c'est simplement un alibi pour conserver le plus longtemps possible le pouvoir. Parce que pour ces militaires-là, la guerre est devenue comme une sorte de business. C'est devenu le café-cacao. On peut combattre le terrorisme sans sacrifier les droits du peuple. Et j'ai une pensée pour toutes ces femmes, ces enfants dont les proches ont été kidnappés. Ils sont journalistes, il y a des médecins, des avocats et même des guides religieux et des militaires aussi. Je pense à Serge Oulon, notre confrère, disparu il y a plus de deux ans. Je pense à Guy Hervé Kam qui est malade, qui, selon les infos que nous avons, a demandé à se faire soigner sans obtenir gain de cause. Je pense à un imam, l'imam Mahamadou Diallo, près de 80 ans, il a disparu sans laisser de traces. Nous avons créé une organisation qui s'appelle le Front anti-putschiste, qui a recensé plus de 200 personnes, enlevées, séquestrées, torturées par ce pouvoir-là. 82 d'entre elles figurent dans un trombinoscope que nous avons réalisé et que nous publions ce 30 septembre. C'est très dommage. La lutte contre le terrorisme ne peut pas expliquer tout cela.
    Alors quand le capitaine Traoré est allé au Ghana début 2025 pour la cérémonie d'investiture du président Mahama, il a été ovationné par les milliers de personnes qui étaient rassemblées pour cette occasion. Comment expliquez-vous cette popularité à l'étranger ?
    J'étais effectivement à Accra à ce moment précis. J'ai regardé, j'ai vu comment les Ghanéens ont réagi. Mais vous savez, Mobutu était aussi populaire, il était applaudi. Tous les dictateurs le sont à un moment donné. La popularité ne compte pas à mon avis. Ce qui compte, c'est d'améliorer la vie de son peuple. Est-ce que les conditions de vie des Burkinabè ont changé ? Est-ce que le terrorisme ne continue pas de faire souffrir le peuple burkinabè ? Est-ce que des milliers de personnes ne sont pas toujours déplacées ? Est-ce que les gens mangent à leur faim ?
    Alors est-ce que le capitaine Traoré n'est pas applaudi parce qu'il est considéré comme un souverainiste ? Et est-ce que ce combat-là ne lui donne pas une certaine légitimité ?
    Oui, tout le monde peut se prévaloir d'être, je dirais, souverainiste. Tout le monde peut se réclamer panafricaniste, tout le monde peut combattre l'impérialisme. Mais le combat pour la souveraineté, le combat contre le terrorisme ne peut pas justifier qu’on enlève des gens, qu'on les emprisonne, qu'on viole massivement les droits humains et qu'on rejette la démocratie. Des panafricanistes ont lutté pour les Africains sans avoir besoin de torpiller leurs peuples et de torpiller les constitutions. Voilà. Personne n'est contre Ibrahim Traoré. Nous sommes contre simplement sa manière de gérer la vie de ses concitoyens. Personne n'est contre la souveraineté des peuples africains, bien au contraire. Nous sommes tous pour la libération véritable de l'Afrique. Mais ce n'est pas en bâillonnant son propre peuple qu'on le libère. On ne peut pas vouloir libérer un peuple en bâillonnant ce peuple. C'est paradoxal, c'est contradictoire.
    Quand le capitaine Traoré affirme que les jihadistes ont perdu du terrain au Burkina Faso depuis quatre ans, c'est vrai ou c'est faux ?
    La réalité du terrain montre autre chose. J'ai une pensée pour nos forces de sécurité qui sont tuées chaque jour et enterrées à la va-vite, sans honneur militaire, souvent de nuit, pour que le peuple ne sache pas. Les autorités elles-mêmes reconnaissent que près de 30 % de notre territoire échappent encore à leur contrôle.
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    Au Sahel, le retour de l'excision symptomatique d'une société aux «repères brouillés»

    2026-09-29
    Au Mali, alors que des influenceurs militent ouvertement en faveur de l'excision des jeunes filles depuis quelques semaines, les associations féministes qui luttent contre ces mutilations sexuelles, sont obligées de suspendre leurs activités. Quel est le rôle des autorités militaires dans tout cela ? Mamadou Mbodji est docteur en psychologie clinique. Depuis Dakar où il exerce, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
    RFI :  Une étude, faite dans quinze pays africains et publiée dans la revue Nature, révèle que 44 000 jeunes filles décèdent tous les ans à la suite de leur excision. Alors, quels sont les arguments des nouveaux militants pro excision sur les réseaux sociaux ?
    Mamadou Mbodji : Derrière tout ce vacarme, si vous voulez, mais malheureusement, ces décès qui sont passés inaperçus aux yeux des populations, derrière tout ça se profile, si vous voulez, un profond besoin d'affirmation de soi et d'une identité sociale et culturelle, de ressortissants, d'individus, d'Africains dont les certitudes et les repères sont devenus évanescents aujourd'hui. Ils sont confrontés à un quotidien difficile lié à la crise économique, à l'incurie des gouvernants et surtout à l'insécurité également générée par les groupes jihadistes qui ne laissent pas de répit à certains pays, notamment les pays sous régime militaire. Alors c'est connu que, dans de pareilles situations de déliquescence, de crise économique et sociale, où les repères sont brouillés, eh bien les réflexes et ressorts humains les plus archaïques ont tendance à remonter à la surface, à réapparaître. Du coup, les extrémismes se réveillent de leur hibernation et chacun y va de sa partition de manière compulsive pour calmer l'angoisse, parce que les gens n'ont rien vers quoi se tourner. Les populations dans ces cas-là vont s'adonner à des pratiques rituelles sacrificielles, comme pour demander la clémence des divinités. Il y en a même qui vous disent que le sang des excisées est dédié aux divinités pour les calmer et peut-être implorer leur clémence. Dès lors, concernant l'excision et l'infibulation, les autorités militaires, si vous voulez aujourd'hui, ont tendance à être très timides parce qu'elles n'ont rien à donner aux populations. Elles sont dépassées et elles préfèrent donner quelque chose aux populations pour leur permettre de se tourner vers autre chose que contre elles. Ces pratiques-là sont plus ou moins financées, encouragées même timidement par les autorités. Les populations s'en donnent à cœur joie. Souvent c'est dirigé même contre l'Occident, comme dans une revendication identitaire : « nous, nous sommes Africains. Si nous croyons à ça, y toucher ou élaborer des lois contre ça, c'est s'en prendre à nous. C'est menacer notre identité nationale ». Alors moi, je n'accorderais pas trop d'importance à ce discours qui va retomber très rapidement, mais qui aujourd'hui prend de l'ampleur parce que tout simplement, il y a une situation de crise.
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    Alors, comme en effet, les associations africaines qui luttent contre l'excision sont soutenues par l'ONU et par l'Union européenne, les régimes militaires au pouvoir au Sahel s'appuient sur les militants pro excision pour mobiliser leurs partisans. Mais est-ce que ça marche auprès de l'opinion publique ?
    Ben non, ça marche, mais de manière superficielle parce qu'il va arriver un terme où ces gens vont se tourner vers ces régimes en leur disant : « oui mais après tout ça, qu'est-ce que vous nous offrez ? Qu'est-ce que vous proposez aux populations ? »
    On dit souvent que les premiers gardiens de l'excision, ce sont les femmes elles-mêmes, mais est-ce qu'en réalité ce ne sont pas les hommes ?
    Ben non, si vous voulez. Non, parce que les femmes ont toujours été au cœur des choses. Les hommes souvent n'étaient pas tenus au courant ou ils fermaient les yeux. Mais les femmes ont toujours été au cœur. Ce sont elles qui sont excisées et ce sont elles qui excisent. Elles sont les premières à reproduire un schéma social qui leur est défavorable par leur manque de moyens de se penser et de déconstruire certains schémas familiaux. Donc elles sont les premiers vecteurs, si on peut dire, d'une reproduction sociale discriminante et défavorable à leur égard. S'il y a des gens à cibler, ce ne sont pas les hommes. Ils ne sont pas à absoudre, évidemment, mais ce sont surtout les femmes qu'il faut cibler. Les femmes d'un certain âge, parce que aussi, elles retrouvent dans ces moments de crise une place, un statut, une autorité qui leur échappait, qui vient renforcer une identité déjà défaillante. Alors, je pense qu'on va vers une évolution des choses, mais une évolution très, très, très lente, parce que les représentations et les croyances sont tenaces. Et nos pays vivent dans des situations de vie quotidienne insupportables.
    Donc, ce que vous dites, c'est que les lois votées dans chacun de ces pays ne suffisent pas à faire reculer les mutilations sexuelles ?
    Elles ne suffisent pas. Elles sont utiles, elles sont même indispensables. Il faut qu'on vote ces lois-là, qu'elles existent au Sénégal par exemple. L'ampleur que ça a eu, je ne dis pas que ces pratiques génitales féminines ont disparu totalement. Même à Dakar, il arrive qu'on entende de temps en temps que des familles… Mais c'est vrai que l'urbanisation et les campagnes qui se vident, l'urbanisation a tendance à casser un peu, si vous voulez, les possibilités de recomposition de la famille élargie. Il y a une forme de nucléarisation des ménages, et ça ne favorise pas, si vous voulez, la survivance de telles pratiques. Donc, il faut que la loi, évidemment, soit là, qu'on vote ces lois là, mais il faut coupler ces lois aussi à des financements. Il faut financer les organismes qui travaillent là-dessus, des associations de quartier, parce qu'il y a des organisations politiques de quartier, et ces organisations pourraient être des vecteurs pour la sensibilisation acharnée, pour calmer un peu les ardeurs et éradiquer petit à petit ce fléau. Mais il faudra du temps et de la persévérance.
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    Soudan: «Seuls, je ne pense pas que les Américains trouveront de solution à cette guerre complexe»

    2026-09-28
    Rien ne va plus entre Washington et Khartoum depuis une semaine, depuis que les Américains ont refusé un visa au président soudanais Abdel Fattah al-Burhan et l'ont donc empêché de venir à la dernière Assemblée générale de l'ONU. Pourquoi cette mesure exceptionnelle à l'égard d'un général qui est impliqué depuis trois ans et demi dans une guerre civile meurtrière ? Et jusqu'où ira ce bras de fer ? Le chercheur soudanais Suliman Baldo est le directeur de l'Observatoire de la Transparence et des Politiques au Soudan. En ligne de New York, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
     
    RFI : Pourquoi les Américains ont-ils refusé un visa au général al-Burhan pour l'assemblée générale de l'ONU ?
    Suliman Baldo : Les Américains mènent une initiative pour proposer une négociation pour terminer les combats au Soudan et il a été proposé une cessation d'hostilités humanitaires au Soudan, pour trois mois, aux deux belligérants au Soudan, l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide. Or, Burhan a résisté à cette feuille de route proposée par les États-Unis et ses alliés régionaux pour deux raisons : parce que l'armée soudanaise continue à croire qu'elle peut réaliser une victoire militaire sur les Forces de soutien rapide, et parce que les conditionnalités politiques n'étaient pas acceptées par le général.
    Est-il vrai que les Américains ont dit au général Al-Burhan : « Si vous acceptez de signer une trêve de 90 jours, vous aurez un visa pour New York » ?
    Je crois que les choses ont atteint un point où les États-Unis ont décidé d’affronter Burhan. D'abord, dans les fuites orchestrées sur le développement d'armement chimique par l'armée soudanaise, avec l'implication de Burhan, selon les fuites qui ont été publiées par deux journaux, le New York Times et le Washington Post, le même jour, il y a deux semaines à peu près. Et c'était pour démontrer que Burhan était impliqué dans un crime de guerre en permettant sous son commandement à l'armée de développer des armes chimiques. Et donc c'était orchestré juste avant la tenue de l'assemblée générale, pour vraiment montrer que Burhan n'était pas qualifié en quelque sorte pour être un membre de cette assemblée de chefs internationaux.
    C'était une façon de vouloir délégitimer Abdel Fattah al-Burhan avant l'Assemblée générale de l'ONU ?
    Tout à fait.
    Alors, sur le terrain militaire, les Forces armées soudanaises du général Burhan avancent depuis deux mois dans la province du Kordofan du Nord, notamment autour de la ville d'El Obeid. Est-ce que ce n'est pas la vraie raison pour laquelle Abdel Fattah al-Burhan ne veut pas signer de cessez-le-feu ?
    Je crois que l'armée soudanaise est en train de poursuivre un plan pour utiliser le nord du Kordofan comme base pour mener des attaques dans le fief des FSR, dans la région du Darfour. Or, les FSR ont toujours des milliers de combattants et ont déployé des soldats nouvellement formés avec des équipements complets, comme des Technicals Toyota, qui sont équipés pour la guerre de savane et du désert, et ils vont donc repousser l'offensive de l'armée soudanaise et continueront, je crois, avec ces batailles sans cesse, parce qu'il est clair et évident pour tout le monde qu'il n'y aura jamais de solution militaire pour la guerre actuelle, surtout avec l'utilisation maintenant de drones des deux côtés.
    Alors la semaine dernière, les Américains sont allés loin dans leur bras de fer avec le général al-Burhan puisqu'ils l'ont déclaré illégitime. Qui va gagner à l'usure ? Est-ce que c'est Donald Trump ou est-ce que c'est Abdel Fattah al-Burhan ?
    Il y a beaucoup de contradictions parce que maintenant, l'Arabie saoudite [qui soutient Burhan] a besoin de beaucoup de soutien militaire et d'intelligence de la part des États-Unis dans sa guerre avec les Houthis au Yémen. Donc, le numéro un saoudien, Ben Salmane, a fait appel au président Trump pour intervenir contre les Houthis au Yémen, qui ont vraiment paralysé l'industrie pétrolière dans le pays. Et donc, à cause de cette dépendance aux États-Unis, l'Arabie saoudite ne peut pas beaucoup s'opposer à la politique américaine au Soudan.
    Alors le camp du général al-Burhan affirme que les Américains ont basculé dans le camp du général Hemedti et qu'ils ne peuvent plus faire de médiation. Qu'est-ce que vous en pensez ?
    Tout seuls, je ne crois pas que les Américains vont arriver à trouver une solution pour cette guerre très complexe et à multiples dimensions, parce qu'ils se sont aliéné l'armée soudanaise complètement.
    Mais ça veut dire qu'il faut que les Américains se retirent de la négociation, à votre avis ?
    Je ne pense pas, parce que les Américains ont eux aussi des intérêts stratégiques au Soudan. Et pour eux, c'est la question d'éloigner l'influence de la Russie de la mer Rouge. Parce que la Russie est l'un des fournisseurs d'armement de l'armée soudanaise et poursuit toujours le projet d'avoir une base militaire sur la mer Rouge, à Port-Soudan. Et les Américains ne veulent pas en entendre parler, comme les Saoudiens d'ailleurs, et c'est pourquoi les Américains restent engagés au Soudan.
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    Franc-maçonnerie en Guinée: «C'est le seul endroit où les gens se retrouvent et travaillent ensemble en toute symbiose»

    2026-09-26
    Avec son livre Franc-maçonnerie en Guinée. Entre tradition et modernité, le chercheur Aliou Barry nous offre une plongée dans l’histoire et l’influence des loges dans le pays. Une enquête débutée aux archives des armées en France avec la découverte d’un document de Blaise Diagne, le premier député originaire du continent, du futur Sénégal, élu à la Chambre des députés française en 1914. Aliou Barry répond à Guillaume Thibault.
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Du lundi au samedi, Christophe Boisbouvier reçoit un acteur de l'actualité africaine, chef d'État ou rebelle, footballeur ou avocate... Le grand invité Afrique, c'est parfois polémique, mais ce n'est jamais langue de bois.
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