PoddsändningarPriorité santé

Priorité santé

Priorité santé
Senaste avsnittet

208 avsnitt

  • Priorité santé

    Peau et santé mentale : des liens trop souvent sous-estimés

    2026-2-19
    Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l’anxiété ou la dépression. À l’inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s’exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement.
    « La peau, c’est ce que les autres voient de nous. Lorsqu’elle est atteinte, l’image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l’estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ?   
    En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l’influence du stress ou de l’anxiété et, à l’inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? 
    Psycho dermatologie 
    L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu’ils entretiennent mutuellement, s’appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d’estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l’objet de multiples stigmatisations. D’où l’importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l’incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s’aggraver. 
    Mal dans sa peau 
    Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l’étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d’un millier d'adultes atteints d’eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l’inconfort, les sensations de brûlures cutanées. 
    Pour certains patients, le soutien et l’accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. 
     
    Avec : 
    Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse  

    Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien 

    Marjolaine Hering, membre de l’Association française de l’eczéma.
     

    Un reportage de Thalie Mpouho. 
    Programmation musicale :
    ► Franc Moody – Skin on skin
    ► Malha – Bacari.
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Les bienfaits de la méditation sur la santé

    2026-2-18
    Pratique ancestrale, la méditation dite de pleine conscience est une pratique mentale qui consiste à se focaliser sur l’instant présent plutôt que de revivre le passé ou d'anticiper le futur. Plusieurs études ont été menées sur le sujet et ont permis de mettre en évidence les diverses vertus de la méditation sur la santé. Elle permettrait ainsi de favoriser l’attention, développer la mémoire, réguler le stress et l’anxiété et aiderait le système immunitaire à se développer.
    Comment pratiquer la méditation ? Comment la méditation peut-elle permettre de mieux vivre au quotidien ?  
    Pratique vieille de 2 000 ans, la méditation de pleine conscience suscite depuis plusieurs années un formidable engouement. Cette pratique mentale consiste à se focaliser sur sa respiration, ses sensations corporelles, l’écoute des sons... De tradition spirituelle, la méditation de pleine conscience est devenue laïque, elle séduit tous les milieux y compris le monde de l’entreprise et le monde de l’éducation. Ses bienfaits sur la santé ont été validés par de nombreuses études scientifiques. Elle permettrait de réduire le stress, d’autoréguler ses émotions, de développer la mémoire, de renforcer  le système immunitaire et d’améliorer le fonctionnement du cerveau.  
    Avec : 
    Dr Christophe André, médecin psychiatre. Il a accompli l’essentiel de sa carrière dans le Service Hospitalo-Universitaire de l'Hôpital Sainte-Anne, à Paris, où il dirigeait une unité spécialisée dans le traitement et la prévention des troubles émotionnels (anxieux et dépressifs). Il y a développé notamment les thérapies cognitives et comportementales, la méditation de pleine conscience et la psychologie positive. Il a écrit la préface du livre Méditer dans un monde de dingues : Pratiquer et approfondir la pleine conscience, écrit par Mark Williams et Danny Penman aux éditions Odile Jacob

    Armelle Abadagan, psychologue à Cotonou au Bénin.

    Programmation musicale : 
    ► Naomi Sharon – Time and trust
    ► Joyce Babatunde - Intro Simone Simone.
     
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Accident Vasculaire Cérébral : prévenir et reconnaitre un AVC

    2026-2-17
    L’accident vasculaire cérébral, cet arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau d’une partie du cerveau, touche environ 130 000 personnes en France chaque année : il peut être lié à une obstruction (AVC ischémique) ou à une rupture (AVC hémorragique) d’un vaisseau sanguin du cerveau. Quels sont les facteurs de risques de l’AVC ? Quels signaux doivent alerter ? Que faire lorsque l’on suspecte un AVC ? Quelles peuvent être les séquelles ? 
    L’accident vasculaire cérébral frappe environ, chaque année, 16 millions de personnes dans le monde dont 160 000 personnes en France. Cet accident peut être lié soit à l’obstruction d’une artère cérébrale, il s’agit alors d’un AVC ischémique, le plus fréquent car 85% des cas, soit à une rupture d’une artère cérébrale, ce qui provoque un AVC hémorragique.  
    L’AVC est la deuxième cause de décès sur la planète après le cancer, avec 6 millions de morts par an. Un chiffre qui, selon l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, pourrait doubler d’ici 2030. Les pays les plus touchés ? Les États-Unis et le Canada, en raison notamment du surpoids, de l’obésité et de la sédentarité. Or, 80% des AVC pourraient être évités grâce à la prévention et au dépistage.  
    Avec : 
    Pr Pierre Amarenco, professeur de Neurologie. Président de Vaincre l’AVC. Membre de l’Académie de Médecine et ancien chef de service de Neurologie à l’Hôpital Bichat, auteur du livre L’AVC, une histoire de femmes, aux éditions Calmann-Lévy

    Pr Jérôme Boombhi, cardiologue et rythmologue à l’Hôpital général de Yaoundé. Maître de conférences agrégé à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé 1. Secrétaire général de la Société camerounaise de Cardiologie  

    Chantal Zahoui-Gnahouo, présidente de l’ONG AVC Espoir à Abidjan en Côte d’Ivoire.

    Programmation musicale : 
    ► Claudio Rabé - Lera Time
    ► Def Mama Def – Kalanakh.
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Guinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine

    2026-2-16
    Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l’équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l’origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l’occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux. 
    Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » !
    Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie… 
    Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ? 

    Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ?  

    Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd’hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l’occasion d’une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser. 
    Avec : 
    Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée 

    Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d’odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée  

    Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 5è année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée  

    Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée.  

    Programmation musicale : 
    ► One Time - Wo Bravo   
    ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis
  • Priorité santé

    Guinée : comment sécuriser la santé ?

    2026-2-13
    Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients.
    Au-delà de l’aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l’hygiène médicale, des efforts en matière d’accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l’organisation des soins et retarder les prises en charge.
    Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d’une question-clé : l’accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations.
    Un défi immense 
    Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d’un plan d’intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d’équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l’exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n’a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique.
    Reprendre confiance 
    Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l’intégration des doléances et l’adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire.
    Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l’aide internationale, notamment du retrait de l’agence américaine pour le développement, l’USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l’arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions). 
    Avec : 
    Dr Sory Condé, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique de la République de Guinée 

    Dr Christian Tendeng, chef de santé de l’UNICEF Guinée.

    Programmation musicale : 
    ► ⁠Les divas de Guinée - La Guinéenne
    ► Sheba Queen - La Guinée Di.

Om Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Podcast-webbplats
Sociala nätverk
v8.6.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/19/2026 - 1:46:24 PM