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Revue de presse Afrique

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  • Revue de presse Afrique

    À la Une: la polémique toujours, après la finale Maroc-Sénégal de la CAN

    2026-1-22
    La tension ne retombe pas au Maroc. Quatre jours après la finale perdue par les Lions de l’Atlas, la plaie est toujours béante. Et dans la presse, le ton monte.
    Le site marocain Le Desk estime que « même si les décisions de disqualification immédiate en plein match restent extrêmement rares, dans les conditions vécues à Rabat et dans le contexte du parasitage de la veille orchestré par les Sénégalais, la sanction était parfaitement envisageable. (…) Cette finale 2025 crée un précédent délicat pour les instances du football africain et international, poursuit Le Desk. Si le Sénégal s'en tire finalement avec son titre et des sanctions probables pour son sélectionneur, le message envoyé est ambigu : quitter le terrain en plein match pour protester contre une décision arbitrale n'entraîne pas automatiquement la disqualification, pour peu que l’on revienne jouer ».
    La « sanction ultime » !
    Le site marocain 360 hausse le ton : « seule une sanction exemplaire du Sénégal peut éviter que l’on assassine une deuxième fois le football. La CAF doit frapper fort, sans trembler, fulmine 360, et la Fifa doit se tenir à ses côtés pour aller au bout de la logique : retirer le trophée au Sénégal, retirer la prime de vainqueur, parce qu’on ne récompense pas un comportement qui met en danger l’essence même du football, et effacer les points Fifa engrangés sur une rencontre dont le déroulement normal a été altéré par un abandon temporaire et des incidents graves. Et il faut assumer la sanction ultime, rajoute encore le site marocain : disqualifier l’équipe du Sénégal des prochaines échéances internationales, y compris le Mondial. Car à ce niveau, l’exemplarité de la sanction n’est pas seulement un devoir, mais une obligation ».
    « Communautarisme émotionnel »
    Il faut dire que cette défaite du Maroc en finale de la CAN a pris des allures de catastrophe nationale. Interrogé par le magazine Tel Quel, la sociologue Leila Bouasria explique : « une grande douleur pèse sur "notre" cœur depuis la fin de ce fameux match. Un sentiment d’injustice "nous" prend aux tripes. Le football, comme tout rituel collectif, est un révélateur. Il donne une occasion d’expression à ce qui n’a pas toujours l’espace pour se dire. Le Maroc a fait une belle CAN et il ne manquait que la victoire en finale pour couronner ce récit de succès. Ce n’est pas une simple déception sportive, c’est le sentiment d’assister, impuissants, au dénouement inattendu d’une espérance collective longuement nourrie ».
    De plus, souligne la sociologue marocaine, « les réseaux sociaux sont des machines à amplifier ce communautarisme émotionnel. En quelques heures, des milliers de personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent à vibrer ensemble, se répéter les mêmes phrases et à désigner le même ennemi. Un match de football n’est jamais qu’un match de football. C’est une scène où se rejouent, sous forme condensée et ritualisée, des drames qui nous dépassent ».
    Apaisement ?
    En tout cas, « Dakar et Rabat appellent au calme », note le quotidien sénégalais Le Soleil. « Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé s’être "longuement entretenu" avec son homologue du Royaume du Maroc, Aziz Akhannouch. Les deux hommes ont promis de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent les deux pays ».
    « Le match diplomatique » : c’est le grand titre de Walf Quotidien qui note également que « le temps est à l’apaisement entre le Sénégal et le Maroc et qu’il est temps de faire baisser la tension entre les deux pays ».
    En pages intérieures, on peut lire ces lignes : « nous devons faire résilience sur ces comportements anti-sportifs qui nous auraient pourri la vie et faire baisser cette tension. Le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s’est excusé auprès des autorités de la CAF, de nos propres autorités et de ses joueurs, pour avoir eu, le temps d’une tension extrême, un comportement d’entraîneur amateur. (…) Nous avons le devoir de nous reconcentrer sur les échéances à venir, comme la Coupe du Monde aux États-Unis. (…) Pourvu que nos Lions nous apprennent à aller danser sur le toit du monde, plutôt qu’au bord d’un volcan ».
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    À la Une: l’extradition du lieutenant-colonel Damiba

    2026-1-21
    « 72 heures de spéculations, de faux scoops et de rumeurs sur l’extradition de l’ex-président de la Transition du Burkina Paul-Henri Sandaogo Damiba. Et finalement, constate Aujourd’hui à Ouagadougou, l’info avérée tombe du côté de Lomé : l’illustre exilé renversé le 30 septembre 2022 a été remis au Burkina par le Togo sur requête des autorités burkinabè ».
    Commentaire du quotidien ouagalais : « le Togo reste fidèle à ses valeurs d’accueil humanitaire pour contribuer à la paix chez ses voisins mais il ne veut pas faire de son territoire un centre de déstabilisation contre ses mêmes voisins ! L’hôte Damiba, par ses implications supposées dans de multiples tentatives de déstabilisation dénoncées par Ouagadougou, semble avoir gravement porté atteinte au sacro-saint principe de neutralité attendu de tout exilé politique fut-il ancien chef d’Etat galonné ! Le Togo prévient ainsi tous les exilés politiques que le temps de l’impunité est révolu ! Accueil et humaniste oui mais déstabilisation Non ! » 
    Le Togo a cédé
    Finalement, l’ex-officier putschiste a donc bien été lâché par les autorités togolaises… Jeune Afrique nous dévoile les dessous de cette extradition : « Lomé a reçu une demande d’extradition le 12 janvier, avec une accusation "de détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux". Paul-Henri Sandaogo Damiba a été arrêté 4 jours plus tard, le 16 janvier, puis écroué. Le même jour, la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé donnait un avis favorable à son extradition. Les autorités togolaises, précise encore Jeune Afrique, disent aussi avoir reçu l’assurance que Paul-Henri Sandagogo Damiba aurait droit à "un procès équitable" et qu’il n’y aurait pas de "peine de mort", bien que la peine capitale ait été rétablie au Burkina Faso en décembre dernier ».
    Accusations et interrogations
    Alors, complète Afrik.com, « cette arrestation s’inscrit dans la continuité des accusations portées par le régime du capitaine Ibrahim Traoré contre son prédécesseur. Depuis plusieurs mois, le pouvoir burkinabè affirme avoir déjoué différents projets de coup d’État, dont le plus récent aurait été planifié début janvier. (…) Dans ce scénario présenté par Ouagadougou, Paul-Henri Sandaogo Damiba est désigné comme le principal instigateur présumé. Il lui est reproché d’avoir orchestré la planification des opérations, recherché des financements et établi des réseaux mêlant militaires et civils. Toujours selon les autorités burkinabè, poursuit Afrik.com, des fonds auraient transité depuis l’étranger, notamment depuis la Côte d’Ivoire, afin de soutenir logistiquement cette entreprise. Des arrestations ont été opérées au Burkina Faso et des témoignages filmés de suspects ont été diffusés, alimentant le discours officiel sur l’ampleur de la menace.
    Cependant, relève encore le site panafricain, l’absence de communication judiciaire indépendante et la diffusion d'"aveux" filmés soulèvent des interrogations au sein de la société civile et parmi certains observateurs internationaux. Plusieurs analystes rappellent que le Burkina Faso traverse une phase de forte crispation politique, où la lutte contre l’insécurité et la consolidation du pouvoir militaire s’accompagnent d’un contrôle strict de l’information. À ce stade, rappelle Afrik.com, aucun procès public n’a été annoncé et aucun document officiel ne détaille précisément les charges retenues contre l’ancien président de la Transition. L’implication présumée de pays voisins dans cette affaire ajoute une dimension diplomatique sensible ».
    Eteindre toute contestation
    Le Monde Afrique rappelle le contexte politique actuel au Burkina Faso : « le 1er avril dernier, le chef de la junte, le capitaine Traoré, – qui s’est attribué, en mai 2024, sans élection, un mandat présidentiel jusqu’en juillet 2029 – a solennellement proclamé l’instauration de la "révolution progressiste et populaire" au Burkina Faso. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait-il dit alors. "ous sommes bien en révolution". De fait, poursuit Le Monde Afrique, le capitaine Traoré a éteint toutes les voix dissidentes, civiles comme militaires. Ses opposants, mais aussi des membres de leurs familles, sont arrêtés (et parfois torturés) ou contraints à l’exil. Certains disparaissent pendant des mois, voire des années, sans que leurs proches n’aient aucune nouvelle. De quoi faire dire à ses détracteurs que le Burkina Faso, "le pays des hommes intègres", n’est plus celui qui il y a peu encore était loué pour la vitalité de sa société civile et de sa presse indépendante ».
    Enfin, ce commentaire du Point Afrique : la junte burkinabé « gouverne par la peur pour masquer le vide. Au lieu de s’attaquer aux racines du problème, qui ont pour nom corruption endémique, sous-équipement des forces armées, alliances douteuses avec des milices locales, la junte préfère désigner des boucs émissaires ».
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    À la Une: liesse au Sénégal et amertume au Maroc

    2026-1-20
    Cette finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football entre les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga continue de faire couler beaucoup d’encre dans les journaux du continent…
    Au Sénégal, c’est l’effusion. « Le retour des héros », s’exclame Le Soleil en première page.
    « S’adressant aux double champions d’Afrique, hier soir à leur arrivée à Dakar, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, rapporte le journal, a salué une victoire acquise avec panache et responsabilité. "Vous aviez à cœur de ramener cette coupe et vous l’avez fait de manière héroïque, a-t-il dit, en produisant du beau jeu, dans le fair-play et avec un comportement exemplaire, sur et en dehors du terrain" ».
    Ressentiments…
    Un comportement exemplaire ? Non, rétorque-t-on au Maroc. Les incidents lors de la finale, notamment le retour aux vestiaires des joueurs sénégalais après le pénalty contesté ne passent pas. De même que les critiques répétées de certaines équipes à l’encontre du corps arbitral qui aurait favorisé le Maroc tout au long de la compétition.
    Le journal marocain en ligne Le Desk ne mâche pas ses mots : « pourquoi le Maroc devrait-il continuer à tant investir pour le football africain si c’est pour être traité de la sorte ? Pourquoi offrir des infrastructures de classe mondiale, former des générations de joueurs, accueillir des équipes sans moyens, si chaque décision arbitrale défavorable aux adversaires devient prétexte à accusation de corruption ? Le football africain a besoin de nations locomotives. Le Maroc a endossé ce rôle avec générosité et ambition. Mais, conclut Le Desk, la générosité, même si elle est conçue dans une logique de soft power, a ses limites quand elle se heurte à l’ingratitude, et l’ambition vacille face à l’injustice ».
    « Un réel ressentiment », pointe Le Monde Afrique. À tel point que « la logorrhée haineuse, habituellement cantonnée aux comptes anonymes sur les réseaux sociaux, a gagné des journalistes, des fonctionnaires, d’anciens diplomates et même des responsables sportifs marocains qui appellent désormais, implicitement, à réévaluer les rapports entre le Maroc et le Sénégal, pourtant qualifié de "pays frère" par Mohammed VI ».
    D’ailleurs, poursuit Le Monde Afrique, « la Fédération royale marocaine de football n’a pas tardé à réagir. Au lendemain de la finale, celle-ci a déclaré qu’elle engagerait des poursuites judiciaires auprès de la CAF et de la FIFA, arguant que l’attitude de l’équipe sénégalaise "a fortement perturbé le déroulement du match et affecté la performance des joueurs marocains" ».
    Des sanctions ?
    Que risque le Sénégal ?, s’interroge le site Senego. « S’il y a une décision disciplinaire suite à la sortie momentanée de la pelouse, les sanctions possibles sont généralement : amendes, avertissements, et parfois sanctions individuelles (joueur ou membre du staff), selon les faits retenus. (…) Mais restons sereins, claironne Senego. La 2e étoile est gravée. Nous avons gagné sur le terrain ».
    D’après Afrik Foot, « le sélectionneur Pape Thiaw serait sous le coup d’une suspension d’au moins quatre matches et d’une amende de 10 000 dollars. »
    En tout cas, affirme WalfQuotidien à Dakar, « nous invitons les instances du football à faire preuve d’équité, de raison et de lucidité. Les Sénégalais ont beaucoup subi au fil des CAN : injustices arbitrales, conditions logistiques défaillantes, comportements déloyaux sur le terrain. Cette finale n’a fait que rappeler ce que des générations de Lions ont déjà enduré ».
    Levier psychologique ?
    Enfin, Afrik.com veut voir le verre à moitié plein. « Au réveil, cette défaite des Lions de l’Atlas ressemble à un rendez-vous manqué, mais elle actera peut-être le véritable basculement du football marocain, affirme le site panafricain. (…) Cette finale perdue contre le Sénégal doit servir de laboratoire grandeur nature avant le Mondial nord-américain. Apprendre à "tuer" un match, maîtriser ses nerfs dans le chaos et privilégier l’efficacité au geste iconique. Voilà la feuille de route pour le 14 juin 2026 et l’entrée en lice des Lions de l’Atlas face au Brésil, excusez du peu. La fenêtre est courte, mais cette défaite offre au sélectionneur un levier psychologique idéal pour renforcer son groupe ».
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    À la Une: Les Lions de la Téranga au sommet de l’Atlas

    2026-1-19
    Une finale de la CAN étouffante, dantesque, rocambolesque, polémique, dramatique, mais aussi majestueuse, grisante ou encore héroïque… Les qualificatifs ne manquent pas ce matin dans la presse pour décrire ce match vraiment pas comme les autres…
    « Cette finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, aura tout connu, s’exclame Afrik.com : un temps réglementaire chaotique, 15 minutes d’interruption, un penalty (contesté et finalement…) manqué, une prolongation sous un déluge de pluie et un dénouement libérateur pour les Lions de la Téranga. Le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois. »
    « La promesse d’un spectacle sportif entre les Sénégalais et les Marocains a longtemps, mais pas suffisamment été tenue, hier à Rabat, déplore pour sa part Le Monde Afrique. Car la victoire finale des Lions de la Téranga, obtenue dans la prolongation, a essentiellement été éclipsée par des faits de jeu, puis extra-sportifs, venus entacher la clôture d’une compétition jusqu’ici presque irréprochable. »
    Sadio Mané, le sage
    En effet, « force est de reconnaître que l’équipe sénégalaise est passée tout près d’un échec… pas seulement sportif, pointe Ledjely à Conakry. Car si les hommes de Pape Thiaw, obéissant à la consigne de leur entraîneur, avaient maintenu leur décision de ne pas reprendre la rencontre à la suite du penalty accordé aux Marocains par l’arbitre, cela aurait constitué un scandale pour tout le football africain. Or, si cette sombre perspective a été évitée de justesse, c’est bien à la sagesse du numéro 10 sénégalais, élu meilleur joueur du tournoi, qu’on le doit. Sadio Mané, curieusement plus lucide et moins émotif que son coach, a su convaincre son camp de revenir sur la pelouse. Et c’est à ce geste responsable que l’on doit, en définitive, tout le reste. »
    WakatSéra à Ouagadougou, renchérit : « et Sadio Mané sauva la finale ! (…) L’inoxydable Sadio Mané, étincelant sur le terrain mais également meneur d’hommes exceptionnel, a rappelé des vestiaires, tous ses camarades frustrés qui avaient quitté la pelouse (…). La justice de Dieu, pour les croyants, fera le reste. Le meilleur buteur de la CAN, le Marocain Brahim Diaz, cinq buts, sort une étonnante panenka qui sera bloquée sans effort par un Edouard Mendy des grands jours. »
    Délivrance…
    Finalement, Pape Guèye scelle la rencontre dans les prolongations avec une superbe lucarne frappée du gauche : « en trois buts durant la compétition, relève Le Soleil à Dakar, le milieu de terrain marseillais a brillé par sa justesse, son intelligence et son cœur. Mais ce troisième but-là, celui de la délivrance, restera le plus grand — celui qui unit un peuple, une histoire et un rêve partagé depuis des décennies. »
    « Stratosphérique », lance Walf Quotidien en première page.
    « Le Sénégal triomphe dans l’enfer de Rabat », pointe Seneplus.
    Malédiction…
    Dans la presse marocaine, c’est la consternation…
    « Dans un scénario cauchemar, le Maroc perd le titre », soupire Tel Quel.
    « La malédiction de la CAN est toujours là ! », déplore L’Opinion.
    Le 360, site d’information marocain, affiche toute son amertume : « alors que des millions de Marocains, aux quatre coins du Royaume et ailleurs, s’étaient préparés pour la fête, croyant dur comme fer à une victoire des Lions de l’Atlas, ce revers tombe comme un couperet. »
    Mais, reconnait Le 360, « force est de reconnaître que les Lions de la Téranga étaient les meilleurs sur le terrain et ils n’ont pas volé leur victoire. En tout cas, conclut-il, cette génération marocaine dorée qui méritait de couronner son remarquable parcours depuis la Coupe du monde Qatar-2022 et qui a assisté en pleurs à la remise du trophée qui lui a filé entre les doigts, devrait se ressaisir incessamment pour les prochains rendez-vous. Ce n’est que partie remise. Et c’est après tout cela le foot. »
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    À la Une: élection présidentielle tendue en Ouganda

    2026-1-16
    « Des élections tendues, considérées comme un test de la force de Musévéni » : c’est ainsi que le Monitor titre son article sur la journée d’hier. Le journal ougandais en ligne, considéré comme indépendant du pouvoir, ne se fait pas l’écho des problèmes techniques survenus hier pendant la journée de vote, mais précise toutefois que « le scrutin s’est déroulé sous haute surveillance policière et militaire. Les autorités ont coupé l’accès à Internet dans tout le pays, mardi, afin de lutter contre ce qu’elles qualifient de désinformation concernant l’élection ».
    Quant aux enjeux de l’élection, le journal ougandais estime « qu’elle est largement perçue comme un test de la force politique de Museveni, 81 ans, et de sa capacité à éviter le genre de troubles qui ont secoué ses voisins, la Tanzanie et le Kenya, alors que les spéculations vont bon train quant à sa succession éventuelle ».  Le résultat du scrutin ne fait toutefois aucun doute, comme le rappelle Africanews : « Le président Yoweri Museveni, qui dirige l’Ouganda depuis plus de quarante ans, est donné largement vainqueur pour un septième mandat, bénéficiant d’un contrôle quasi-total de l’Etat et des forces de sécurité ». Un scrutin émaillé d’incident techniques, ajoute Africanews : « De nombreux bureaux de vote ont enregistré plusieurs heures de retard en raison de la lenteur de l’arrivée des urnes et du dysfonctionnement des machines biométriques … »
    L'attente continue
    Au Bénin, les résultats des élections de dimanche se font toujours attendre. « Le suspens continue », titre la Nouvelle Tribune. « A ce jour, précise le quotidien béninois, même si les délais légaux ne sont pas encore échus, ni les grandes tendances du vote ni les résultats officiels n’ont été rendus publics par les autorités compétentes ». Ce qui ne contribue pas à un climat serein : « Dans l’espace politique, explique la Nouvelle Tribune, l’absence de chiffres officiels alimente toute sorte de spéculations et de calculs d’avant-bureaux. Certains états-majors de partis affirment disposer de "leurs propres estimations" basées sur des remontées locales, tandis que d’autres appellent à la patience et au respect du processus légal avant toute proclamation ».
    En attendant les résultats, certains médias béninois ont choisi de faire de la pédagogie. Ainsi la Nation, qui titre « Non à la désinformation électorale », et publie à l’intention de ses électeurs, une série de recommandations indiquant « les bons réflexes à avoir face à une information douteuse ».  Le journal béninois conseille d’abord « de prendre du recul et de ne pas réagir immédiatement, face à une information, quelle que soit sa nature ». Autre conseil : « Identifiez la source de votre information, c’est-à-dire recherchez qui parle et dans quel but, car une information n’a de valeur que si l’on sait clairement d’où elle vient. » Suivent d’autres conseils judicieux, à lire dans la Nation. 
    Visas pour la Coupe du monde de football
    Au Nigeria, le journal le Guardian revient sur la décision prise par Donald Trump d’interdire de visas 75 pays étrangers. L'inquiétude est à l’ordre du jour. « L’interdiction de voyager imposée par Donald Trump laisse les Nigérians dans l’incertitude quant à la Coupe du Monde » explique ainsi le Guardian.
    « Les fans de football nigérians qui prévoyaient de se rendre aux Etats-Unis pour assister à la Coupe du Monde, pourraient ne pas concrétiser leur projet, suite à l’interdiction de voyager imposée par l’administration de Donald Trump à certains pays africains », ajoute le quotidien nigérian indépendant, qui remarque toutefois « que cette interdiction ne concernerait qu’un nombre limité de fans ».
    En effet, ajoute-t-il, « le coût du voyage pour la Coupe du Monde, notamment le prix des billets, fait que seuls les plus riches peuvent se permettre de se rendre en Amérique du Nord, pendant la compétition ». Et il leur faudrait encore fournir de multiples assurances, dont celle-ci :  « Prouver des liens solides avec le Nigéria, et une intention claire de retourner au pays ».

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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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