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Revue de presse Afrique

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  • Revue de presse Afrique

    À la Une: le processus de paix au point mort dans l’est de la RDC

    2026-1-08

    « Le Baromètre des accords de paix en Afrique a rendu publique lundi, constate le site congolais Actualité.cd, l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington, signé en juin dernier entre la RDC et le Rwanda. Une évaluation qui couvre la période du mois de décembre 2025. » Ses conclusions sont sans appel : « la dynamique observée les mois précédents s’est essoufflée en fin d’année. » En clair, précise Actualité.cd, « malgré l’implication du président américain Donald Trump et l’accélération apparente du processus de Washington — matérialisée par l’entérinement des accords par les présidents Tshisekedi et Kagame — la situation sécuritaire sur le terrain peine à s’améliorer. Kinshasa et Kigali continuent de s’accuser mutuellement de violations des engagements pris, alimentant une méfiance persistante. » Qui plus est, « les discussions de Doha, menées sous l’égide de l’émir du Qatar, connaissent également un net ralentissement. (…) Plusieurs mesures déjà actées, dont le mécanisme de cessez-le-feu, la déclaration de principes et l’accord-cadre, n’ont toujours pas été mises en œuvre. » Pour Kinshasa, pas question de partager le pouvoir « Conflit en RDC : le spectre de l’enlisement », constate également Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. « Les multiples accords signés entre la RDC et les rebelles de l’AFC-M23 n’ont toujours pas réussi à faire taire les armes. Les processus de Washington et de Doha semblent moribonds, la guerre s’installe dans la durée et le président congolais Félix Tshisekedi n’a plus beaucoup de cartes dans son jeu pour reprendre la main. » Certes, précise Afrikarabia, « sur la table, il y a la libération de prisonniers, l’intégration de certains combattants rebelles dans l’armée régulière, mais il y a surtout un partage du pouvoir entre Kinshasa et la rébellion sur l’administration politique, économique et sécuritaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce que l’AFC-M23 présente comme un "projet fédéraliste". Et cela, Kinshasa n’y est pas du tout disposé, pointe le site, considérant qu’il s’agit, ni plus ni moins, que d’une annexion de l’Est congolais par le Rwanda et ses supplétifs. Félix Tshisekedi s’accroche à la résolution 2773 des Nations unies qui exige un retrait des troupes rwandaises du sol congolais, l’arrêt du soutien de Kigali à l’AFC-M23, et le retrait immédiat des rebelles des zones occupées. Kinshasa estime donc qu’il n’y a rien à négocier avec l’AFC-M23. Le hic, relève encore Afrikarabia, c’est que la réalité du terrain et l’état des rapports de force ne plaident pas en sa faveur. La rébellion n’a jamais contrôlé un territoire aussi vaste. Elle installe ses propres hommes à la tête des administrations et recrute de nouveaux combattants, issus de ses conquêtes territoriales. » « Extrême méfiance » En fait, rebondit Jeune Afrique, « chaque partie s’accuse de mauvaise foi et les débats tournent court. Les mesures de confiance, comme l’échange de prisonniers avec l’aide du Comité international de la Croix-Rouge, n’ont pas encore abouti malgré la signature d’un mécanisme par les deux parties. "Le climat actuel est très tendu, polarisé entre la RDC et l’AFC-M23. Je vois mal comment ils pourront progresser. Il y a une atmosphère d’extrême méfiance des deux côtés", constate une source diplomatique. Malgré l’adhésion aux processus de paix en cours, les deux parties semblent avoir un point commun : elles croient toujours au rapport de force. » Jeune Afrique précise enfin le calendrier diplomatique : « En attendant un nouveau round de négociations au Qatar, les pays de la région ont rendez-vous à Livingstone, en Zambie, aujourd’hui et demain, dans le cadre d’une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs animée par les ministres de la Défense des 12 pays de l’organisation. Ce sera ensuite au tour de Lomé, au Togo, d’accueillir le 17 janvier une réunion "sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs visant à renforcer la confiance et à faire progresser le processus de paix". » Un intitulé ronflant pour un résultat attendu plutôt mince.

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    À la Une: des quarts de finale de rêve à la CAN

    2026-1-07

    « Que du lourd au programme ! Rarement un tableau final de la Coupe d’Afrique des Nations aura eu aussi belle allure sur le papier, s’exclame le site Afrikfoot. Les affiches des quarts de finale de la CAN 2025 sont connues et tous les favoris sont là. » Vendredi : Mali-Sénégal : « Ce derby entre voisins promet des étincelles, affirme Afrikfoot. Les deux équipes sont toujours invaincues dans cette CAN. »  Suivi de Cameroun-Maroc : « avec un énorme Brahim Diaz, meilleur buteur de cette CAN (4 buts). » Samedi : Algérie-Nigeria : « le remake de la demi-finale de l’édition 2019, remportée par les Fennecs. » Suivi de Égypte-Côte d’Ivoire : « Sans faire de bruit, constate Afrikfoot, l’Égypte se rapproche doucement mais sûrement d’un 8e titre record. En face, la Côte d’Ivoire, portée par un Amad Diallo étincelant, est sortie indemne d’une phase de groupes très disputée avant de faire très forte impression face au Burkina Faso en 8e (3-0). » « Pitoyable ! » D’ailleurs la presse burkinabé fulmine… « Pitoyable ! », soupire Aujourd’hui à Ouagadougou. « Côte d’Ivoire – Burkina, le match qu’il ne fallait pas perdre. (…) Que dire après une telle forfaiture, presque déshonorante. C’est un naufrage pour Brama Traoré (le sélectionneur) ! Manque d’inspiration dans le classement et de coaching gagnant ! Mais on peut dire que la hiérarchie a été respectée, reconnait Aujourd’hui. La Côte d’Ivoire, championne en titre, ira défendre son trophée face à l’Égypte avec notre soutien en tant que pays frère sans rancune. Les Éléphants étaient les meilleurs. » Coté ivoirien, Fraternité Matin relève que « les Burkinabè n’ont pas fait le poids. Les Éléphants ont plié le match en l’espace de 8 minutes (20e et 32e). Dominateurs de bout en bout, les Pachydermes ont fait fuir les Étalons. » L’Algérie au bout du suspense Mardi, également, l’Algérie est venue difficilement à bout de la RDC. « Les Verts en quarts au bout du suspense », s’exclame le site algérien TSA. « Incroyable dénouement : les Fennecs ont battu les Léopards grâce à un but magnifique d’Adel Boulbina à deux minutes de la fin des prolongations. (…) Présenté comme le choc des huitièmes de finale de la compétition, ce match entre l’Algérie et la RD Congo a tenu ses promesses tactiques. » « Fin de parcours pour les Léopards », déplore pour sa part le site congolais 7 sur 7 : « Un match fermé, intense et équilibré, qui n’a livré son verdict qu’à la toute fin des prolongations. Cette élimination contraste avec la phase de groupes réussie des Léopards, constate encore le site congolais. La RDC avait terminé deuxième de son groupe sans connaître la moindre défaite, avec un bilan de deux victoires et un match nul. » Un supporter congolais très remarqué Toujours à propos des Léopards congolais, Le Monde Afrique, a noté une présence insolite dans les tribunes, tout au long de la compétition. Un homme debout, en veste jaune et cravate bleue, le bras droit plié et la main ouverte vers la pelouse, totalement immobile tout au long des rencontres. Il s’agit d’un sosie de Patrice Lumumba, figure de l’indépendance congolaise. « Lors de chaque match des Léopards, explique Le Monde Afrique, l’animateur Michel Kuka Mbola-Dinga effectue une performance statique, grimé comme l’ancien Premier ministre congolais, assassiné en 1961. Une prestation rémunérée par la sélection nationale. (…) Cette silhouette légendaire se fige pendant 90 minutes – et parfois davantage, en cas de prolongations –, comme un arrêt sur image, et semble veiller sur son équipe nationale. (…) Une performance copieusement saluée par la presse marocaine et internationale, relève encore Le Monde Afrique, au point de faire du sosie de Patrice Lumumba l’un des visages familiers de la compétition, une mascotte de chair et d’os, éclipsant Assad, le sympathique lion aux deux jambes, emblème de la CAN 2025. » Le Maroc : objectif 2030 ! Enfin, le Maroc, pays hôte de cette CAN est encore et toujours en chantier… dans la perspective de la Coupe du monde 2030, qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. C’est ce que relève Jeune Afrique : « en plus des investissements déjà réalisés pour la CAN, le Maroc prévoit de rénover cinq stades et d’en construire un nouveau. Avec une capacité de 115 000 places, le stade Hassan II de Casablanca sera le plus grand au monde. (…) Le royaume chérifien devrait investir entre 5 et 6 milliards de dollars pour financer les stades, les centres d’entraînement et les infrastructures liées au football d’ici à 2030. »

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    À la Une: que va faire Mamadi Doumbouya de sa victoire à la présidentielle?

    2026-1-06

    Après la confirmation par la Cour suprême de l’élection de l’ex-officier à la tête de la Guinée, Ledjely nous emmène à Kankan, capitale de la région de la Nabaya, deuxième ville du pays et ville natale du président élu. « Pas de scènes de liesse populaire d’envergure, constate le site guinéen. Vingt-quatre heures après la confirmation des résultats, l’atmosphère est davantage marquée par les attentes pressantes des populations que par l’euphorie électorale. En tête de ces attentes, pointe Ledjely, figure l’accès à l’électricité, un défi majeur pour la capitale de la savane guinéenne. » Interrogé par le site, « Kaké Ibrahima, commerçant au marché Sogbè, appelle à la concrétisation rapide du projet d’électrification de la région. “Nous sommes fiers, dit-il, de constater que cette élection s’est déroulée dans de bonnes conditions, sans heurts. Mais aujourd’hui, nous avons soif d’électricité. Nous attendons aussi la construction des voiries urbaines, l’employabilité des jeunes et d’autres actions capables de contribuer au développement du pays“», confie-t-il. Commentaire de Ledjely : « à Kankan, au-delà des célébrations, ce sont donc désormais des actions concrètes qui sont attendues. » Les attentes sont élevées « Cette victoire, Mamadi Doumbouya la voulait pour lui-même, pointe Le Pays à Ouagadougou, après avoir trahi sa promesse de ne pas se présenter à l’élection et de remettre le pouvoir aux civils après le coup d'État qui a renversé “le Professeur“ (Alpha Condé) dans les conditions que l’on sait. Pour s’en convaincre, il suffit de voir comment, à l’instar de bien de ses pairs africains, il a travaillé en amont à faire place nette pour s’assurer une victoire sans coup férir, en l’absence d’une opposition aussi significative que représentative. » Et « la question qui se pose désormais est de savoir ce que fera Mamadi Doumbouya de sa victoire », relève Le Pays. « Va-t-il ouvrir le jeu démocratique ? Ou bien restera-t-il dans la même dynamique qui a prévalu jusque-là ? L’histoire nous le dira. (…) On attend de voir si Mamadi Doumbouya fera dans la rupture avec ses prédécesseurs ou s’il marchera résolument dans les pas de ces derniers qui n’ont pas forcément laissé à leurs compatriotes les meilleurs souvenirs de leur passage à la tête de l'État. » En tout cas, remarque Afrik.com, « À l’heure où Mamadi Doumbouya s’apprête à entamer son mandat, les attentes sont élevées. Entre promesses de refondation de l’État, réforme en profondeur du secteur minier, amélioration des services de base et réconciliation nationale, le nouveau président devra rapidement convaincre qu’il peut transformer cette victoire électorale en améliorations tangibles du quotidien. » En Afrique, des démocraties de façade En parallèle à l’émergence de ce nouveau pouvoir en Guinée, à lire dans Jeune Afrique, cette tribune signée Achille Mbembe. « Vouloir expliquer les dynamiques en cours sur le continent en termes de crise de la démocratie est un contresens, estime le politologue camerounais. Des démocraties en tant que telles, il n’y en a tout simplement pas en Afrique. » À l’exception de quelques rares pays. « Ce qui est en crise, affirme Achille Mbembe, ce sont les arrangements institutionnels hérités de la colonisation et qui, dans les années 1990, ont fait l’objet d’un ravalement de façade. En lieu et place d’une démocratie véritablement substantive, de nombreux États se sont rabattus sur un multipartisme purement administratif, dont la fonction était de couvrir d’un nouveau masque les oripeaux du parti unique. » Soutenir les sociétés civiles Et désormais, déplore le politologue camerounais, « la séparation entre le corps social, le corps électoral et le corps politique n’a jamais été aussi nette, démultipliant chaque fois les exclusions. C’est notamment le cas lors des consultations électorales. C’est parce que, dans le droit fil du commandement colonial, le but est de faire perdurer une société de sujets, en lieu et place d’une communauté de citoyens. C’est la raison pour laquelle la plupart des régimes (du continent) s’efforcent d’empêcher autant que possible toute tentative d’émergence de sociétés civiles fortes ou d’autorités indépendantes. » Et « c’est pour cela, conclut Achille Mbembe, qu’il faut soutenir les sociétés civiles, (…) qu’il est important de s’engager et de créer de nouvelles coalitions sociales avec les femmes, les jeunes, les intellectuels, les activistes. Voilà la grande lutte des idées en cours en Afrique. Elle oppose les néosouverainistes, qui croient en la force de la force et les coalitions sociales qui aspirent à une démocratie substantive sur le continent en pariant non sur la brutalité mais sur l’intelligence collective des Africains. »

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    À la Une: inquiétude en Afrique après la chute de Maduro

    2026-1-05

    L’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien par les forces spéciales américaines est largement commenté dans la presse du continent. « La chute de Nicolas Maduro (…) s’inscrit dans une dynamique internationale inquiétante, s’exclame Ledjely en Guinée, marquée par l’affaiblissement progressif du droit international et la remise en cause de principes longtemps considérés comme intangibles, au premier rang desquels la souveraineté des États et l’inviolabilité des frontières. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les frappes répétées d’Israël en Iran, au Liban et en Syrie, ou encore d’autres interventions militaires occidentales sans mandat clair, cette attaque menée au Venezuela confirme l’imposition d’un nouvel ordre mondial fondé moins sur le droit que sur le rapport de force, pointe encore le site guinéen. Autant dire, un nouvel ordre dans lequel des pays structurellement aussi fragiles que les pays africains auront de la peine à faire entendre leur voix ». Maliweb à Bamako hausse le ton : « la capture de Nicolas Maduro n’est pas une opération de justice : c’est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d’un héroïsme de série B hollywoodienne. (…) Trump n’a pas seulement capturé un homme, poursuit le site malien ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n’avez pas l’arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n’êtes qu’un locataire précaire de votre propre pays ». « Un aveu glaçant pour les pays du Sud » « Ce qui s’est joué à Caracas n’a rien à voir avec les droits de l’Homme, renchérit Le Pays au Burkina Faso, ni avec la libération d’un peuple opprimé, c’est clairement une guerre d’intérêts, nue et revendiquée. En reconnaissant que le kidnapping de Maduro visait l’accès au pétrole vénézuélien, Donald Trump a levé toute ambiguïté. L’aveu est brutal, presque obscène, mais surtout glaçant pour les pays du Sud, qui savent désormais que tout peut être instrumentalisé pour criminaliser leurs dirigeants et servir de prélude à des intrusions musclées dans leurs affaires intérieures. (…) Aujourd’hui, c’est le pétrole du Venezuela ; demain, le gaz, l’or, l’uranium ou le lithium africains pourraient devenir des casus belli ». Alors, s’interroge Le Pays, « l’Afrique doit-elle réellement s’inquiéter ? La réponse est non, du moins pas dans l’immédiat. (…) Car aucun État africain n’occupe aujourd’hui la centralité géopolitique du Venezuela, puissance pétrolière stratégique et adversaire historique des États-Unis, dans une région que ces derniers considèrent comme leur pré-carré ». Le même scénario dans un pays africain ? Aujourd’hui, toujours au Burkina, n’est pas d’accord… « Faut-il redouter de tels actes sur le continent ? » Oui, répond le journal : « s’il y a une région qui pourrait subir les foudres de Trump, c’est bien le Cap Delgado au Mozambique, gorgé de pétrole et… de terroristes ». Il y a aussi « l’est de la RDC, où Trump a personnellement supervisé la signature d’un Accord de paix le 4 décembre dernier, lequel accord est piétiné par les belligérants. De quoi donner un argument valable au président américain pour déverser un déluge de feu sur la région. D’autant que cet accord de paix est assorti de juteux contrats pour les États-Unis pour exploiter le sous-sol de l’est de la RDC, gorgé de pierres précieuses et terres rares ! » L’Observateur Paalga insiste : « après Nicolas Maduro, à qui le tour ? Car Donald Trump avec sa politique MAGA, Make America Great Again, n’a certainement pas dit son dernier mot ». Silence prudent… Enfin, du côté des dirigeants africains, on reste plutôt discret… D’après La Nouvelle Tribune à Cotonou, seuls 4 pays ont officiellement condamné ce coup de force : l’Afrique du Sud, la Namibie, le Mali et le Burkina Faso. Partout ailleurs, prudence, donc… Attention, prévient Walf Quotidien à Dakar : « si le Sud global accepte ce précédent par silence, par peur ou par calcul, alors il accepte implicitement que la force prime sur la règle, que la puissance crée le droit, que la souveraineté soit conditionnelle. Il ne s’agit pas de défendre un homme. Il s’agit de défendre une architecture juridique mondiale déjà fragile, mais encore debout. La lutte contre les dictatures ne peut pas se faire par la destruction du droit. Sinon, nous remplaçons une oppression nationale par une domination globale ».

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    À la Une: la contre-performance du Gabon à la CAN devient une affaire politique

    2026-1-02

    Trois matchs trois défaites : le Gabon n’a pas brillé à la Coupe d’Afrique des Nations. « Le couperet est tombé dans la nuit de la Saint-Sylvestre et il a tranché les têtes les plus hautes », annonce Info241. Le site d’information gabonais analyse ainsi la situation : « Au-delà de la dissolution du staff technique et de la suspension de l’équipe nationale, le communiqué du ministère des Sports a surpris par sa vindicte. Il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement générationnel naturel, mais d’une "mise à l’écart institutionnelle ordonnée par l’État" ». Et la sanction est impitoyable pour les deux stars de la sélection gabonaise Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, qui sont donc purement et simplement écartés. « Une sortie par la petite porte pour les légendes », remarque Info241. « Il est désormais impossible d’imaginer un retour de ces deux joueurs sous le maillot national, tant que cette décision sera en vigueur », poursuit le site d’information gabonais : « le "nettoyage" est radical : pour bâtir le football de demain, le Gabon sacrifie ses idoles d’hier, accusées d’avoir incarné la déroute de la CAN 2025 ».  Gâchis Une déroute commentée au Gabon mais aussi ailleurs en Afrique. C'est le cas en Côte d’Ivoire, où Afriksoir décrit ainsi contre-performance gabonaise : « L’aventure des Panthères du Gabon à la CAN disputée au Maroc s’est achevée dans la douleur, laissant derrière elle un sentiment de gâchis profond et une crise ouverte au sommet du football national. Trois matchs, trois défaites, zéro point : le bilan est sans appel et renvoie l’image d’une sélection en perdition, incapable de répondre aux attentes sportives et populaires ».   Un échec sportif, politiquement sanctionné car, explique Afriksoir, « l’élimination des Panthères ne s’est pas limitée à un simple revers sportif. Elle a provoqué des remous jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Lors du conseil des ministres du 29 décembre, le président de la transition, Brice Oligui Nguema, avait déjà pointé "l’absence de méthode", la "dispersion des ressources" et une "érosion préoccupante de la fibre patriotique", dans la gestion du football gabonais ».  Conclusion d’Afriksoir : « Entre pression médiatique intense, ingérence politique assumée et impréparation logistique, les Panthères ont payé le prix d’un cumul d’erreurs ». Des footballeurs, pas des soldats  Le mauvais parcours des Gabonais à la CAN est également commenté en Guinée. Le site d’information Ledjely évoque une « débâcle », « une onde de choc sans précédent pour le football gabonais », « un naufrage sportif qui a provoqué une vague d’indignation au sein de l’opinion publique et des milieux sportifs gabonais (…) Estimant que le rendement de l’équipe nationale ne reflète ni les valeurs sportives ni les exigences de discipline attendues d’un représentant du pays, le gouvernement est sorti de son silence avec une rare sévérité ». Conclusion de Ledjely : « Après la débâcle de la CAN 2025, rien ne sera plus comme avant ». De son côté, Wakatsera au Burkina, ironise sur les sanctions prises par les autorités gabonaises : « L’échec de Pierre-Emerick Aubameyang et de ses camarades au premier tour de la fête du football au Royaume chérifien, a visiblement contrarié le président-général, au point de lui faire oublier qu’il n’avait pas affaire à des soldats en treillis, mais en crampons, de simples footballeurs qui certes sont allés défendre les couleurs nationales, mais dans un jeu ! ». Les sanctions ne sont donc pas du goût de Wakatsera qui s’exclame : « Non, le politique ne doit pas s’octroyer ce droit d’ingérence sans limite dans le sport, au risque de jeter en pâture les athlètes et compromettre inévitablement leurs carrières, surtout celle des joueurs qui gagnent leur vie dans les clubs à l’international ». 

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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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